Les États se forment par le rassemblement, sous un même toit, d’institutions organisées sur des morceaux de terre dont les frontières sont déterminées ; nous pouvons le dire brièvement, tandis que la patrie, selon beaucoup de personnes, se forme par une Nation ou un Peuple en versant du sang, en combattant, ou en étant gagnée ou reprise par une résistance absolue.
Ces deux définitions sont le résultat de points de vue très infirmes. Selon ces définitions, beaucoup de pays dans le monde ont été fondés en paix par des référendums, mais selon les personnes qui regardent avec ce point de vue, ils sont appelés petits États. C’est-à-dire que la guerre et le sang sont devenus une condition pour que les gens vivent libres et en paix.
Si vous demandez s’il est pire de rester sans patrie ou sans État, selon moi, les deux sont bien meilleurs que d’avoir une patrie acquise par le sang et un État fondé par la guerre.
Ces jours-ci, la fuite des personnes qui ne veulent pas être citoyennes des Taliban est l’indicateur le plus clair de cette situation. On peut comprendre à partir de là que le sang n’a apporté la paix à personne et ne l’apportera pas, tout comme ce pays que les Turcs ont fondé il y a mille ans sur les Sangs kurdes n’a jamais pu atteindre la paix...
